Tychus
01/06/2007, 01h06
j'écris un peu pour m'amuser, et j'ai commencé un bouquin dans l'univers de Fallout. il est loin d'être fini, mais peut-être vous en ferais-je un peu profiter. en attendant, voici un petit background sous forme de dialogue que j'ai écrit pour un personnage pour un jdr papier de Fallout. (l'absence totale d'indications narratives est voulue, ne vous en faites pas)
"Qu'est-ce que je te sers étranger? Une question? Pose toujours. Quel mec? Lui? C'est Big Ben. On l'appelle comme ça parce qu'avec n'importe quel flingue il est précis comme pas deux. Fais pas cette gueule, je sais ce que tu te demandes étranger: comment une épave pareille avec son odeur de distillerie clandestine peut être précis? Crois moi, il a beau être rond comme un cul de bouteille à longueur de journée, quand il est l'heure de faire sauter la caboche d'un clampin, sa main tremblera pas. Tu veux en savoir plus sur lui? Alors prend un verre, je vais pas te faire la conversation gratos.
"C'est marrant, j'ai connu un mec qui avait un clébard qui s'appelait Big Ben. Comment il s'appelait déjà? Y'avait un espèce de gros con baraqué avec lui, et une tribale à qui j'aurais bien fait rencontré mon – quoi? Ouais ouais t'en fais pas, je la raconte mon histoire. Ce pauvre Big Ben en a vu des vertes et des pas mûres. Bon la plupart du temps il l'avait bien cherché tu me diras. Il a vite compris que son talent avec un fusil faisait envie. Alors il est devenu mercenaire. Au début il avait un rien de morale quand même, donc il faisait un peu le tri sur ses employeurs. Mais il a trop forcé sur la bibine, puis il est passé au Jet. Et là pour avoir sa dose il était prêt à tout. Il regardait plus qui le payait, du moment qu'il y avait assez de caps pour se détruire la tête. Il ressemblait à une goule avec un cerveau de mutant. Il buvait, se défonçait et tuait.
"Là où c'est vraiment parti en burnes c'est quand les esclavagistes l'ont embauché. Ils avait déjà dit non plusieurs fois, mais dans son état il savait même plus qui ils étaient. Il a trainé quelques temps avec eux, ils le payaient assez pour qu'il soit jamais assez clair pour se poser des questions. Sauf que un jour, y'a la Confrérie qui lui est tombé dessus. Ouais étranger, la Confrérie de l'Acier en personne, dans leurs grosses armures avec tout l'équipement réglementaire et tout! Il s'était fait un nom le Big Ben, et ça faisait bien chier la Confrérie qu'il aide les esclavagistes. Et puis il avait déjà filé des coups de main indirectement à ces chers messieurs en armure, donc c'était plus ou moins de la trahison... Ils l'ont foutu dans une de leur prison, en isolement total. Ils l'ont fait morfler, crois moi. La Confrérie ils ont l'air gentils comme ça, mais quand t'es dans leur prison c'est comme dans toutes les autres taules du monde. Je te raconterais pas tout ce qu'ils lui ont fait, mais si t'as un jour la chance de voir ses cicatrices, tu gerberais rien qu'en imaginant le dixième de ce qu'ils lui ont fait. Quand ils l'ont rebalancé dans le désert à coups de pied dans le cul - TYCHUS! C'est ça! Le mec avec le clébard, il s'appelait Tychus! Je me demande ce qu'il est devenu ce gamin... Bref, quand ils ont foutu Big Ben dehors il a plus jamais touché au Jet. Par contre il tète encore la bouteille comme si c'était sa mère. Mais crois moi, moi qui l'ai connu bien avant qu'il se fasse enfermer, y'a plus rien à voir entre ce Big Ben et l'ancien. Il est tout le temps dans mon bar, et je l'ai jamais vu bourré. Y'a des soirs où il se barre en titubant un peu, mais il s'effondre jamais sur sa table en gerbant et en chialant comme les blaireaux qui picolent autant que lui et dont il faisait parti avant. Il reste assis, il boit ses quelques litres de tord-boyaux, le regard dans le vide. Des fois, quand il est dans ses bons jours, il vient un peu au comptoir et on échange quelques mots. Jamais de grandes discussions, mais c'est toujours plus qu'avec les autres gens de la ville vu que je suis le seul à ne pas le traiter comme une merde de goule rayonnante...
"Un autre verre étranger? Déjà? Des affaires en ville hein? Ca fera 10 caps. Merci étranger, et bon séjour dans notre petit patelin!"
"Salut.
- Salut Ben. Un petit whisky maison? C'est moi qui offre.
- T'es encore allé raconter cete histoire stupide?
- Elle est pas stupide Ben.
- Si elle l'est. C'est que des bobards parceque je picole, que je sais tirer et que j'ai la gueule pour qu'il me soit arrivé toutes ces merdes.
- Non Ben, ça c'est un bobard. Ca fait longtemps que je te vois chez moi maintenant, et j'ai entendu assez de trucs dans ma vie pour discerner le vrai du faux. Si j'avais raconté ton histoire avec toutes les conneries qu'on a pu me dire dessus, j'en aurais eu pour des heures.
- Je te dois combien?
- T'en fais pas je rajoute à ton ardoise.
- Non. Je te dois combien?
- En tout?
- Oui.
- 850 caps
- Tiens, y'a 900. C'est ton pourboire.
- Ca fait un moment que je t'avais pas vu autant de fric. T'as eu un contrat?
- C'est toi qui connait l'histoire, cherche la réponse tout seul. Salut.
- Salut Ben..."
http://www.nukacola.com/images/fot/ftnukan.gif
"Qu'est-ce que je te sers étranger? Une question? Pose toujours. Quel mec? Lui? C'est Big Ben. On l'appelle comme ça parce qu'avec n'importe quel flingue il est précis comme pas deux. Fais pas cette gueule, je sais ce que tu te demandes étranger: comment une épave pareille avec son odeur de distillerie clandestine peut être précis? Crois moi, il a beau être rond comme un cul de bouteille à longueur de journée, quand il est l'heure de faire sauter la caboche d'un clampin, sa main tremblera pas. Tu veux en savoir plus sur lui? Alors prend un verre, je vais pas te faire la conversation gratos.
"C'est marrant, j'ai connu un mec qui avait un clébard qui s'appelait Big Ben. Comment il s'appelait déjà? Y'avait un espèce de gros con baraqué avec lui, et une tribale à qui j'aurais bien fait rencontré mon – quoi? Ouais ouais t'en fais pas, je la raconte mon histoire. Ce pauvre Big Ben en a vu des vertes et des pas mûres. Bon la plupart du temps il l'avait bien cherché tu me diras. Il a vite compris que son talent avec un fusil faisait envie. Alors il est devenu mercenaire. Au début il avait un rien de morale quand même, donc il faisait un peu le tri sur ses employeurs. Mais il a trop forcé sur la bibine, puis il est passé au Jet. Et là pour avoir sa dose il était prêt à tout. Il regardait plus qui le payait, du moment qu'il y avait assez de caps pour se détruire la tête. Il ressemblait à une goule avec un cerveau de mutant. Il buvait, se défonçait et tuait.
"Là où c'est vraiment parti en burnes c'est quand les esclavagistes l'ont embauché. Ils avait déjà dit non plusieurs fois, mais dans son état il savait même plus qui ils étaient. Il a trainé quelques temps avec eux, ils le payaient assez pour qu'il soit jamais assez clair pour se poser des questions. Sauf que un jour, y'a la Confrérie qui lui est tombé dessus. Ouais étranger, la Confrérie de l'Acier en personne, dans leurs grosses armures avec tout l'équipement réglementaire et tout! Il s'était fait un nom le Big Ben, et ça faisait bien chier la Confrérie qu'il aide les esclavagistes. Et puis il avait déjà filé des coups de main indirectement à ces chers messieurs en armure, donc c'était plus ou moins de la trahison... Ils l'ont foutu dans une de leur prison, en isolement total. Ils l'ont fait morfler, crois moi. La Confrérie ils ont l'air gentils comme ça, mais quand t'es dans leur prison c'est comme dans toutes les autres taules du monde. Je te raconterais pas tout ce qu'ils lui ont fait, mais si t'as un jour la chance de voir ses cicatrices, tu gerberais rien qu'en imaginant le dixième de ce qu'ils lui ont fait. Quand ils l'ont rebalancé dans le désert à coups de pied dans le cul - TYCHUS! C'est ça! Le mec avec le clébard, il s'appelait Tychus! Je me demande ce qu'il est devenu ce gamin... Bref, quand ils ont foutu Big Ben dehors il a plus jamais touché au Jet. Par contre il tète encore la bouteille comme si c'était sa mère. Mais crois moi, moi qui l'ai connu bien avant qu'il se fasse enfermer, y'a plus rien à voir entre ce Big Ben et l'ancien. Il est tout le temps dans mon bar, et je l'ai jamais vu bourré. Y'a des soirs où il se barre en titubant un peu, mais il s'effondre jamais sur sa table en gerbant et en chialant comme les blaireaux qui picolent autant que lui et dont il faisait parti avant. Il reste assis, il boit ses quelques litres de tord-boyaux, le regard dans le vide. Des fois, quand il est dans ses bons jours, il vient un peu au comptoir et on échange quelques mots. Jamais de grandes discussions, mais c'est toujours plus qu'avec les autres gens de la ville vu que je suis le seul à ne pas le traiter comme une merde de goule rayonnante...
"Un autre verre étranger? Déjà? Des affaires en ville hein? Ca fera 10 caps. Merci étranger, et bon séjour dans notre petit patelin!"
"Salut.
- Salut Ben. Un petit whisky maison? C'est moi qui offre.
- T'es encore allé raconter cete histoire stupide?
- Elle est pas stupide Ben.
- Si elle l'est. C'est que des bobards parceque je picole, que je sais tirer et que j'ai la gueule pour qu'il me soit arrivé toutes ces merdes.
- Non Ben, ça c'est un bobard. Ca fait longtemps que je te vois chez moi maintenant, et j'ai entendu assez de trucs dans ma vie pour discerner le vrai du faux. Si j'avais raconté ton histoire avec toutes les conneries qu'on a pu me dire dessus, j'en aurais eu pour des heures.
- Je te dois combien?
- T'en fais pas je rajoute à ton ardoise.
- Non. Je te dois combien?
- En tout?
- Oui.
- 850 caps
- Tiens, y'a 900. C'est ton pourboire.
- Ca fait un moment que je t'avais pas vu autant de fric. T'as eu un contrat?
- C'est toi qui connait l'histoire, cherche la réponse tout seul. Salut.
- Salut Ben..."
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